facebook share

Mare Marin Marais, Le jardin en mouvement - Lucie Bayens - Galerie Tinbox Mobile #7

Du 05 juillet 2019 au 07 juillet 2019   |   Partager   facebook twitter
image


MARRE MARIN MARAIS
Le jardin en mouvement
Lucie Bayens

5, 6 et 7 juillet 2019
Galerie Tinbox Mobile#7

Déambulation dans l'espace public sur les parcours du WAC#2, week-end de l'art contemporain de Bordeaux.
Avec le soutien de la ville de Bordeaux, dans le cadre de la Saison Culturelle Liberté


Ce projet est développé dans le cadre d'un programme de L'Agence Créative baptisé "Il faut cultiver notre jardin".
Plus dinformations

LE JARDIN EN MOUVEMENT

" À travers les jardins de résistance se définit un art de vivre qui ne concerne pas seulement la question du jardin mais, d'une façon globale, le rapport de l'homme à son environnement social et biologique. (...) Cela s'applique aux gestes quotidiens dans tous les domaines d'action. "Jardins de Résistance, Gilles Clément

Le travail de Lucie Bayens est engagé sur des questions écologiques qui nous concernent tous. Elle interroge la juste place de l'homme dans la nature. Pour le projet " Le jardin en mouvement " dont
le titre est emprunté à Gilles Clément elle est invitée à produire des œuvres interrogeant notre relation à la nature. De quelle liberté pourrons-nous encore jouir si nous ne prenons pas aujourd'hui conscience de l'urgence écologique?
Ce projet est développé dans le cadre d'un programme de L'Agence Créative baptisé " il faut cultiver notre jardin ". Lucie Bayens a une carte blanche pour produire une exposition dans le cadre de ce programme. Il explore des modes d'expressions transdisciplinaires pour une conscientisation environnementale. Il a pour objectif de proposer un rapport élargi à l'art afin qu'il propage une pensée écologiste dans différentes strates du quotidien et de la société dans l'optique d'envisager de nouvelles économies de vies " qui consistent à faire le plus possible avec et le moins possible contre les énergies en place "* et de nouvelles manières d'être au monde. Il tente d'impulser dans les consciences un rapprochement symbiotique entre l'Homme et son environnement. Il se veut sociale, éthique, poétique et politique ; une écosophie qui invite chacun à une résistance douce et créative : jardiner.

MARE MARIN MARAIS
"Artiste plasticienne, diplômée de l'EBABX, je vis et travaille à Bordeaux. À l'occasion du WAC 2019, dans  Tinbox #7, je propose une installation composée de Ragondin #1, Ragondin #2 pièces réalisées respectivement en 2014 et 2015 ainsi qu'une série d'allitération à partir de la racine " mar " la mer en espagnol, peint avec un mélange de pigment bleu et de boue de Garonne. Lors de mes pérégrinations dans la région, je glane les pommes de pin sur le littoral et dans les parcs et jardins où les pins parasols ont été plantés en abondance. Pour réaliser Ragondin #1 & Ragondin #2, j'ai utilisé des formes en mousse que j'ai recouvert d'une housse en tissu ajustée, comme une peau, sur laquelle j'ai cousu des écailles de pomme de pin parasol préalablement percées à l'aide d'une mini perceuse. En brodant, j'assemble ; Je leur confectionne une carapace végétale. J'ai choisi de travailler avec des formes d'animaux produites pour les taxidermistes afin d'obtenir un objet ambivalent, évocateur du fantasme d'un monde vivant, à la fois, standardisé et hybride. La différence notable entre ces deux objets d'art est leur queue. Plus grande que celle de l'animal, celle de Ragondin #1 est molle et flexible tandis que celle de Ragondin #2 est raide et en angle droit.
Le ragondin est un gros rongeur originaire d'Amérique du sud, introduit sur les autres continents du monde au XIXème siècle pour l'exploitation de fourrure bon marché. Bien sûr, on les transporta par bateau. Depuis, relâchés ou enfuis, ils n'ont eu aucune difficulté à s'adapter à la région bordelaise implantée sur un marais boueux. Il est chassé, souvent à l'aide de pièges, car il fait des dégâts sur les berges où il vit et se reproduit rapidement. Lorsqu'il est consommé par l'Homme, on le nomme " lièvre des marais ". Anthropophile et gracieux, il est également apprécié des promeneurs curieux. Il n'empêche qu'il est souvent présenté comme nuisible tant ses activités entrent en concurrence avec les nôtres. La question de la cohabitation inter-espèce est posée dans un écosystème bouleversé par la plantation en quasi monoculture de pins maritimes dans la lande puis de pins parasols dans l'espace public afin de maîtriser le milieu."
Lucie Bayens, 2019