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ENDOLORIS - VITRINES DES ESSAIS

Du 29 janvier 2026 au 10 mars 2026   |   Partager   facebook twitter
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-ENDOLORIS-

CORINNE SZABO
EMA EYGRETEAU
NADIA RUSSELL KISSOON

sur une proposition de SÉVERINE BRAUD


-EXPOSITION
Du 26 janvier au 10 mars 2026

-RENCONTRE PUBLIQUE GRATUITE
10/03 - 17h30 - 19h
"LES MARDIS DE MONTAIGNE: L'ENDOMÉTRIOSE EN 2026"
Dr Géraldine Chauvin et Nadia Russell Kissoon

-DÉVERNISSAGE EN PRÉSENCE DES ARTISTES
10/03 - 19h

> Galerie Vitrine des essais - Lycée Montaigne
226 rue Sainte Catherine - Bordeaux
Un projet du Lycée Montaigne à Bordeaux


Si l'endométriose est connue depuis l'Antiquité, la médecine moderne peine encore à la guérir. Cette maladie chronique, qui touche une femme sur dix, se caractérise par le développement de tissus semblables à la muqueuse utérine situés en dehors de l'utérus, provoquant des douleurs pelviennes intenses (notamment pendant les règles), des troubles digestifs, urinaires et une infertilité potentielle. Son diagnostic tardif et son impact profond sur la qualité de vie sont aggravés par une banalisation historique de la douleur des femmes, trop souvent considérée comme une fatalité " naturelle ".
L'exposition Endoloris et la conférence du 10 mars 2026 entendent briser ce silence. Elles visent à témoigner de cette " douleur sourde ", à libérer la parole et les corps, pour donner enfin de la visibilité à l'endométriose et en faire comprendre la réalité.

Ema Eygreteau donne forme à la physicalité de la maladie. Dans son installation, La chaussée des géantes, l'Orgue de douleurs composé de trente-trois promontoires en bois massif, dessine l'architecture d'un corps sous tension. À leur surface, Pséphos, la chair des cailloux incarne le poids constant qui blesse et épuise les corps.

Nadia Russell Kissoon, avec l'installation L'utérus est un animal, révèle l'aspect brut de la maladie, entre douleur aiguë et hystérisation du corps féminin, tout en ouvrant une dimension cathartique à travers son travail. L'œuvre témoigne d'un combat continu lorsque le corps échappe à tout contrôle et que la douleur se renouvelle sans cesse sous différentes formes.

Corinne Szabo porte un regard critique sur les représentations littéraires et scientifiques du corps féminin. Le Vase de Freud met en scène les théories freudiennes comparant le vagin à " toutes sortes de vases ". Le néon Madame Bovary, reprend une citation du roman de Flaubert pour dénoncer le regard masculin fondé sur la possession et la domination du corps féminin.
Plus qu'une simple exposition, Endoloris est un acte de résistance. En rendant tangible l'invisible, elle brise l'isolement des malades et questionne les stéréotypes qui ont trop longtemps entravé leur reconnaissance.

Cette exposition au Lycée Montaigne a été réalisée dans le cadre du label " Égalité filles-garçons " sur une proposition de Séverine Braud, professeure d'arts plastiques, en collaboration avec les étudiants d'histoire des arts des classes préparatoires.

Endoloris s'inscrit dans le programme "Endométriose Academy" de L'Agence Créative: www.endometriose.academy